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Abstract
Les arboviroses constituent un groupe hétérogène de virus présentant une pathogénicité variable chez la mère et/ou le fœtus. Leur capacité à franchir la barrière placentaire, ainsi que leur impact fœtal et néonatal, dépendent du virus et du terme de la grossesse. La propagation du moustique tigre (Aedes albopictus), favorisée par les changements climatiques, l’urbanisation et la mondialisation, expose de nouveaux territoires à un risque de contamination. Des mécanismes multiples et complexes déterminent l’impact maternel et fœtal de ces infections : complications maternelles parfois sévères, effet tératogène après passage transplacentaire (arbovirus tératogènes), et/ou risque de transmission périnatale responsable d’infections néonatales possiblement sévères. Le traitement est essentiellement symptomatique et la prévention repose sur l’évitement des vecteurs. La vaccination contre la dengue et le chikungunya est contre-indiquée pendant la grossesse, tandis que celle contre la fièvre jaune doit faire l’objet d’une évaluation soigneuse de la balance bénéfices/risques. Le développement d’outils diagnostiques, la formation des professionnels de santé périnatale et la mise en œuvre de protocoles standardisés permettraient d’améliorer la prise en charge de ces infections.