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Abstract

Introduction Dans la prise en charge de l’incontinence urinaire d’effort, les recommandations suggèrent des traitements conservateurs en première intention. Dans ce domaine, une nouvelle approche émerge avec l’arrivée des applications de santé sur smartphone. L’objectif de cette revue est d’évaluer l’intérêt des applications mobiles et internet dans la prise en charge de l’incontinence urinaire d’effort (IUE) chez la femme. Méthode La revue a été réalisée selon les guidelines PRISMA. Les études interventionnelles évaluant l’utilisation d’applications mobiles ou de sites internet dans le cadre de la prise en charge des femmes souffrant d’IUE ont été sélectionnées sur les bases de données PubMed, Cinalh et PEDro. Une analyse des symptômes, de la qualité de vie et de l’adhésion a été réalisée avec une mise en évidence des biais. Résultats Huit sur les 85 articles retrouvés correspondaient aux critères et ont été retenus. Les résultats illustrent une amélioration des symptômes, de la qualité de vie et de l’adhésion au traitement après une intervention incluant des nouvelles technologies (NP1). Ce type d’intervention apparait supérieure à l’absence d’intervention : les patientes rapportent une amélioration des symptômes (ICIQ-SF p < 0,001 ; baisse des protections, p = 0,023, NP1) et une perception d’amélioration plus importante (p < 0,001, NP1). Ce type d’intervention semble être plus efficace que celles en format papier sur la diminution dans l’usage de protections (p = 0,02, NP1) et la perception d’amélioration des symptômes (p = 0,03, NP1). Conclusion Cette approche novatrice semble diminuer les symptômes de l’IUE, améliorer la qualité de vie et la fonctionnalité des muscles du plancher pelvien avec un maintien des résultats sur le long terme. Elle pourrait favoriser une meilleure adhésion et observance, à condition d’être associée au traitement conservateur avec un thérapeute.

Introduction Current recommendations for the management of stress urinary incontinence (SUI) include conservative interventions as first-line treatments. New approaches are emerging with the arrival of health applications on smartphones. The objective of this review is to evaluate the interest of mobile and Internet applications in the treatment of SUI in women. Method Interventional studies evaluating the use of mobile applications or websites in the management of women with SUI were selected from PubMed, Cinalh and PEDro databases. An analysis of symptoms, quality of life and adherence was carried out, highlighting biases. Results Eight of the 85 retrieved articles were selected. These studies report an improvement in SUI symptoms, quality of life and adherence after an intervention including new technologies (LE1). This type of intervention appears to be superior to the absence of intervention: patients report an improvement in symptoms (ICIQ-SF P < 0.001 ; decrease in the number of pads P = 0.023, LE1) and a greater perception of improvement (P < 0.001, LE1). This type of intervention seems to be more effective than those in paper format on the decrease in the number of pads (P = 0.02, LE1) and the perception of improvement (P = 0.03, LE1). Conclusion This innovative approach seems to reduce SUI symptoms, improve the quality of life and the functionality of pelvic floor muscles with long-term results. This type of intervention may improve adherence provided that it is associated with a treatment by a therapist.

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