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Abstract

Les opérations de chasse des sédiments sur les grands réservoirs hydroélectriques sont couramment réalisées pour maintenir le volume de la retenue et, parfois, minimiser les risques d’inondations. En Juin 2012, la vidange du réservoir de Verbois (Rhône, Suisse) a été réalisée, et les impacts du relargage des sédiments ont été mesurés sur le peuplement piscicole présent à la fois dans le réservoir (suivi hydroacoustique de 18 mois) et en aval (survie et comportement à court terme par utilisation de la radio-télémétrie). Globalement, l’étude a montré que ce type d’opération de gestion des sédiments impacte sévèrement la communauté piscicole du Rhône, que ce soit en amont comme en aval du barrage. Une baisse majeure de la densité de poissons a été détectée dans le réservoir, et celle-ci est restée à un niveau très bas durant les 16 mois suivants. La survie moyenne globale des poissons radio-marqués a été estimée à 74 % immédiatement après la vidange. Le délai depuis la dernière vidange, et donc la quantité de sédiments relargués, ainsi que le mode de gestion réalisé semblent constituer une perturbation très forte pour un peuplement piscicole à faible résilience. Un mode de gestion différent, moins dommageable, doit être envisagé pour relarguer les sédiments fins accumulés.

Sediment sluicing operations of large hydroelectric reservoirs are commonly performed to maintain power production and to ensure safety concerns. By June 2012, the emptying of the Verbois reservoir (Rhône River, Switzerland) was performed, and subsequent impacts of sediment release on fish assemblages present both in the reservoir (18-months hydroacoustic survey) and downstream (shortterm movement and survival using radiotelemetry) were assessed. Overall, the study showed that such sediment management operations severely impacted the fish community of the Rhône River, both downstream and upstream the dam. Major loss of fish density with slow recolonization process was detected in the reservoir, while the overall mean survival of marked fish after the flushing was estimated to 74%. The flushing delay and strength seem by far too constraining for such a lowresilience fish community, claiming an alternative, less harmful way of releasing accumulated fine sediments.

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