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Abstract

Du fait de l’importante croissance des populations de sanglier en montagne, la question des pertes fourragères en alpage se pose de plus en plus. Dans ce contexte, la présente étude s’intéresse à qualifier les impacts du sanglier sur un alpage de la Réserve naturelle nationale de la Haute Chaîne du Jura, en France, par l’appréhension croisée de plusieurs aspects : l’inventaire des surfaces impactées, la détermination des types de végétation affectés par des boutis1, l’implication en terme pastoral et la nature des types biologiques en présence. La localisation des boutis indique que certaines communautés végétales sont plus affectées que d’autres. En effet, les pâturages gras représentent le type d’habitat fréquenté le plus activement par le sanglier. Les pelouses calcicoles sont peu impactées. Les pelouses acidophiles sont modérément affectées. Les groupements nitrophiles, les mégaphorbiaies et les pelouses sèches sont très peu touchés. Il existe donc une variabilité dans la répartition des boutis, et cette dernière n’est pas le fruit du hasard. Par l’estimation des pertes fourragères, il peut être affirmé que les retournements constatés sur l’alpage à l’été 2010 ne revêtent pas de trait de gravité et ne remettent pas en cause la disponibilité de la ressource. Dans l’état actuel, aucun pool d’espèces caractéristiques n’a pu être défini pour qualifier la végétation recolonisant les boutis. Mais, de manière générale, le pourcentage de espèces monocarpiques2 et vivaces3 pionnières semble être légèrement plus important sur les surfaces retournées.

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