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Abstract

Culminant à 1720 m, la Haute Chaîne du Jura recense un nombre limité d’espèces arctico-alpines1 et chionophiles2. Révélant des microclimats froids localisés (combes à neige, crêtes ventées), ces dernières présentent une valeur patrimoniale régionale élevée et sont potentiellement menacées par le réchauffement climatique. Afin d’évaluer leur degré de résistance, l’évolution récente de leur distribution a été quantifiée. Les localités d’une sélection d’espèces ont été recensées lors de trois saisons estivales de 2011 à 2013. Leurs distributions altitudinale et spatiale ont ensuite été comparées (analyse par maille) à la cartographie des espèces de la réserve réalisée en 2001. Les résultats globaux, ne montrent pas de différence significative dans la distribution altitudinale (alt. moy. = 1626 +/- 47 m en 2001 vs 1632 +/- 44 m en 2011-13) et surfacique (111 mailles de 200x200 m en 2001 vs 119 mailles de 200x200 m en 2011-13). Seule Luzula spicata, une espèce oligotrophile liée aux nardaies de crêtes (Campanulo-Nardetum), présente une nette régression. Ainsi, l’augmentation de la température moyenne annuelle n’a, pour le moment, pas eu d’incidence marquée sur la distribution des espèces végétales arctico-alpines durant les dix premières années du XXIème siècle.

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