Cette étude s’intéresse à l’offre culturelle du canton de Fribourg, c’est-à-dire aux institutions (musées, théâtres, bibliothèques, etc.), aux festivals, aux ensembles artistiques (groupes de musique, compagnies, etc.), ainsi qu’aux acteurs et actrices culturel-les (musicien-nes, comédien-nes, peintres, etc.). Les nombreuses données collectées permettent de décrire les principales caractéristiques du système culturel fribourgeois, tout en analysant les dynamiques qui le traversent et auxquelles le territoire cantonal donne une expression singulière. À la suite d’éléments théoriques utiles à cadrer l’analyse et d’une présentation de la méthodologie, le premier chapitre revient sur le profil des participant-es à l’étude. Celle-ci repose sur un questionnaire auquel 235 personnes ont participé : 100 ont répondu au nom d’un ensemble, 81 en tant que représentant-es d’une institution, d’un lieu ou d’un festival, et 40 en leur nom propre, comme acteur-ices culturel-les (14 personnes ne se sont reconnues dans aucune de ces catégories). L’analyse de l’année de création des ensembles et des institutions met en évidence la structuration en trois temps du système culturel cantonal : un premier temps, où cohabitent quelques institutions fondées dès le 19e siècle et une multitude d’ensembles musicaux liés à la vie culturelle locale ; un second, dans les années 1980, correspondant à l’apparition de nombreuses institutions, notamment en lien avec le développement de l’encouragement public à la culture ou sur la base d’initiatives citoyennes réclamant des espaces culturels ; un troisième temps, qui, depuis les années 2000, se caractérise par une professionnalisation et une festivalisation croissantes de la culture. Un second chapitre analyse plusieurs caractéristiques structurelles et territoriales de l’offre culturelle fribourgeoise. Pour commencer, nombre de répondant-es témoignent du dynamisme du système culturel cantonal. Cet élan semble appelé à se poursuivre : 60 % des participant-es prévoient de conserver leur rythme actuel d’activité dans les cinq prochaines années, et 37 % envisagent même de l’intensifier. Ce dynamisme se manifeste aussi dans les chiffres de fréquentation : en 2023, les 81 institutions ayant participé à l’enquête ont accueilli près de 1.3 million de spectateur-ices et visiteur-euses. Cette fréquentation reste marquée par une forte inégalité : 20 % des institutions concentrent à elles seules 80 % du public. L’étude montre que le système culturel fribourgeois se distingue par la place importante qu’y occupe le patrimoine — soit les œuvres d’art et les monuments, mais aussi les coutumes, pratiques et traditions vivantes — avec lequel 40 % des répondant-es déclarent entretenir un lien. Ce lien est cependant très variable : il apparaît nettement plus fort du côté des ensembles que des institutions, mais également dans les structures créées avant les années 1960 et situées dans les régions rurales. Le système culturel fribourgeois s’articule ainsi, en partie, autour de deux pôles : l’un patrimonial, incarné notamment par les chorales et les fanfares ; l’autre, plus récent, associé à des domaines artistiques variés tels que le théâtre, les arts visuels, les musiques actuelles ou la musique classique, mais aussi aux musées et aux bibliothèques. L’offre culturelle fribourgeoise est nettement concentrée en milieu urbain : 53 % des structures se trouvent dans des communes urbaines, qui ne regroupent pourtant que 33 % de la population cantonale. Cette concentration est confirmée par les données de la Statistique des entreprises (STATENT), selon lesquelles 64 % des équivalents temps plein des entreprises culturelles sont localisés en zone urbaine — contre 51 % pour l’ensemble des autres secteurs d’activité. Cette répartition géographique inégale de l’offre culturelle s’articule autour d’autres lignes de partage, notamment linguistiques. Les participant-es ayant répondu au questionnaire en allemand ont ainsi mentionné le thème du bilinguisme ou de la frontière linguistique dix fois plus souvent que celles et ceux ayant répondu en français. Cette forte asymétrie rappelle que la majorité n’a pas toujours conscience de sa position dominante, tandis que les minorités, régulièrement renvoyées à leur statut, sont plus enclines à affirmer et défendre leur identité linguistique ou culturelle. Le troisième chapitre se penche ensuite sur les motivations des personnes qui font vivre l’offre culturelle. Cet angle d’analyse, encore peu exploré, permet de démontrer que celles-ci sont avant tout motivées par le plaisir de l’activité elle-même, mais aussi par des ambitions artistiques ou sociales. Les motivations citoyennes, historiques ou patrimoniales apparaissent moins centrales, tandis que, conformément à la littérature scientifique, les considérations économiques arrivent en dernière position. Si les participant-es sont rarement motivé-es par des perspectives économiques, le quatrième chapitre montre que leurs activités génèrent néanmoins des retombées économiques significatives. Les ensembles et institutions ont ainsi déclaré 679 personnes en contrat à durée indéterminée (CDI), dont plus de 80 % résident dans le canton, et 528 personnes en contrat à durée déterminée (CDD), dont 70 % sont domiciliées dans le canton de Fribourg. La taille des structures varie cependant fortement : 20 % d’entre elles – principalement des institutions et un seul ensemble – concentrent à eux seuls 80 % des emplois recensés. Les institutions et ensembles ayant participé au questionnaire déclarent au total 389 équivalents plein temps (EPT), pour une masse salariale cumulée de 43.2 millions de francs, dont 32.6 millions sont versés à des résident-es du canton de Fribourg — soit un retour fiscal estimé à 4.3 millions de francs pour les collectivités publiques. L’étude évalue les effets économiques indirects et induits liés aux salaires, mais aussi aux 29.4 millions de dépenses directes réalisées par les ensembles et les institutions dans le canton, ainsi qu’aux dépenses des publics des institutions. Au total, l’impact économique des seules structures ayant participé au questionnaire atteindrait 88 millions de francs, ce qui correspondrait à près de 70 millions de masse salariale, environ 739 emplois EPT et plus de 100 millions de francs de valeur ajoutée pour le canton de Fribourg. L’analyse des produits révèle une forte concentration des ressources : 12 % des répondant-es concentrent 80 % des 61.9 millions de produits déclarés. Les subventions publiques et les aides de la Loterie Romande représentent 53 % de cette somme, mais cette part varie fortement entre les institutions publiques — où elle atteint 80 % — et les ensembles associatifs, chez qui les recettes propres (billetterie, dons, ventes, etc.) constituent la principale source de financement. L’analyse des produits articulée à celle des impacts économiques permet enfin d’estimer que chaque franc de subvention investi génère environ 2.3 francs de dépenses et 2.7 francs de valeur ajoutée dans l’économie cantonale. Sur le plan financier toujours, 43 % des structures souhaitent augmenter leur budget, pour des raisons diverses : amélioration de l’offre, renforcement de la médiation culturelle, attention aux conditions de travail, amélioration des rémunérations artistiques ou encore réponse à l’augmentation des charges. Si ces demandes illustrent bien la professionnalisation en cours du secteur et les formes concrètes qu’elle prend, le bénévolat continue néanmoins de jouer un rôle central dans le système culturel, en particulier dans son versant patrimonial. Au total, les répondant-es annoncent 5 643 bénévoles ponctuel-les (mobilisé-es lors d’événements) et 1 846 bénévoles actif-ves à l’année (engagé-es dans des comités ou la gestion annuelle), dont près de 95 % résident dans le canton. Enfin, les deux derniers chapitres de l’étude identifient les principales difficultés auxquelles sont confrontés les institutions, ensembles et acteur-ices culturel-les du canton. Le manque de ressources financières constitue la préoccupation majeure pour 75 % des répondant-es. Mais d’autres difficultés sont mentionnées, telles que le renouvellement des équipes — particulièrement problématique dans les ensembles patrimoniaux — ainsi que diverses inquiétudes liées aux publics : baisse de fréquentation, concurrence entre les offres culturelles ou évolution des pratiques. Le dernier chapitre revient sur plusieurs de ces enjeux et aborde également la question de la reconnaissance du patrimoine, du soutien aux pratiques amateures et professionnelles, ainsi que celle de l’évolution des politiques culturelles.
Diese Studie befasst sich mit dem kulturellen Angebot im Kanton Freiburg, d. h. mit den Institutionen (Museen, Theater, Bibliotheken usw.), den Festivals, den künstlerischen Ensembles (Musikbands, Theatergruppen usw.) und mit den Kulturschaffenden (Musikerinnen und Musiker, Schauspielerinnen und Schauspieler, Malerinnen und Maler usw.). Die zahlreichen gesammelten Daten ermöglichen es, die wichtigsten Merkmale des Freiburger Kultursystems zu beschreiben und insbesondere die prägenden kulturellen Entwicklungen zu analysieren, die im Kantonsgebiet auf einzigartige Weise zum Ausdruck gebracht werden. Nach einer Einführung in die theoretischen Grundlagen der Analyse und einer Vorstellung der Methodik wird im ersten Kapitel auf das Profil der an der Studie teilnehmenden Personen eingegangen. Diese basiert auf einem Fragebogen, der von 235 Personen ausgefüllt wurde: 100 Personen antworteten im Namen eines Ensembles, 81 als Vertreterinnen und Vertreter einer Institution, einer Kulturstätte oder eines Festivals und 40 in ihrem eigenen Namen als Kulturschaffende. Die Analyse der Gründungsjahre der Ensembles und Institutionen zeigt, dass die Entstehung des Freiburger Kultursystems in drei Etappen erfolgt ist: Eine erste Etappe, in der einige Institutionen, die bereits im 19. Jahrhundert gegründet wurden, mit einer Vielzahl von Musikensembles nebeneinander bestehen, die mit dem lokalen Kulturleben verbunden sind. Eine zweite Etappe in den 1980er Jahren, die mit der Gründung zahlreicher Institutionen einherging, insbesondere im Zusammenhang mit der Entwicklung der öffentlichen Kulturförderung oder auf der Grundlage von Bürgerinitiativen, die kulturelle Räume verlangten. Schliesslich folgte eine dritte Etappe, die seit den 2000er Jahren durch eine zunehmende Professionalisierung und Festivalisierung der Kultur gekennzeichnet ist. In einem zweiten Kapitel werden mehrere strukturelle und territoriale Merkmale des Freiburger Kulturangebots analysiert. Zunächst einmal bezeugen viele der Befragten die Dynamik des kantonalen Kultursystems. Dieser Trend scheint sich fortzusetzen: 60 % der Befragten planen, ihr derzeitiges Aktivitätsniveau in den nächsten fünf Jahren beizubehalten, und 37 % wollen es sogar erhöhen. Diese Dynamik zeigt sich auch in den Besucherzahlen: Im Jahr 2023 haben die 81 Institutionen, die an der Umfrage teilgenommen haben, fast 1,3 Millionen Personen (Zuschauerinnen und Zuschauer, Besucherinnen und Besucher) empfangen. Diese Frequentierung ist nach wie vor von einer starken Ungleichheit geprägt: 20 Prozent der Institutionen ziehen allein 80 Prozent des Publikums an. Aus der Studie geht hervor, dass das Freiburger Kultursystem sich durch den hohen Stellenwert des Kulturerbes – also der Kunstwerke und Denkmäler, aber auch der Bräuche, Praktiken und lebendigen Traditionen – auszeichnet. Dieser Bezug ist jedoch sehr unterschiedlich ausgeprägt: Er zeigt sich auf der Seite der Ensembles deutlich stärker als auf der Seite der Institutionen, aber auch in Strukturen, die vor den 1960er Jahren gegründet wurden und in ländlichen Regionen angesiedelt sind. Das Freiburger Kultursystem ist somit teilweise um zwei Pole angeordnet: Um einen traditionellen Pol, der vor allem von Chören und Blaskapellen verkörpert wird, und um einen zweiten, neueren Pol, der mit verschiedenen Kunstsparten wie Theater, bildende Kunst, zeitgenössische Musik oder klassische Musik, aber auch Museen und Bibliotheken in Verbindung gebracht wird. Das Freiburger Kulturangebot ist stark auf die städtischen Gebiete konzentriert: 53 Prozent der Einrichtungen befinden sich in städtischen Gemeinden, in denen jedoch nur 33 Prozent der Kantonsbevölkerung leben. Diese Konzentration wird durch die Daten der Statistik der Unternehmensstruktur bestätigt, wonach 64 Prozent der Vollzeitäquivalente in Kulturunternehmen in städtischen Gebieten angesiedelt sind – im Vergleich zu 51 Prozent in allen anderen Wirtschaftszweigen. Diese ungleiche geografische Verteilung des Kulturangebots verläuft entlang weiterer, insbesondere sprachlicher Trennlinien. Die Personen, die den Fragebogen auf Deutsch ausgefüllt haben, nannten das Thema der Zweisprachigkeit oder der Sprachgrenze zehnmal häufiger als diejenigen, die auf Französisch antworteten. Diese ausgeprägte Asymmetrie erinnert daran, dass sich die Mehrheit nicht immer ihrer dominanten Position bewusst ist, während die Minderheiten, die regelmässig auf ihren Minderheitsstatus verwiesen werden, eher geneigt sind, ihre sprachliche oder kulturelle Identität zu behaupten und zu verteidigen. Im dritten Kapitel geht es dann um die Motivationen derjenigen, die das kulturelle Angebot am Leben erhalten. Diese noch wenig erforschte Betrachtungsweise zeigt, dass diese Personen vor allem Freude an der Tätigkeit selbst und auch künstlerische oder soziale Ambitionen haben. Gesellschaftliche, historische oder denkmalpflegerische Motive erscheinen weniger zentral, während – wie es der wissenschaftlichen Literatur entspricht – wirtschaftliche Erwägungen an letzter Stelle stehen. Auch wenn die Teilnehmerinnen und Teilnehmer selten durch wirtschaftliche Aspekte motiviert sind, zeigt das vierte Kapitel, dass ihre Aktivitäten dennoch erhebliche wirtschaftliche Auswirkungen haben. So meldeten die Ensembles und Institutionen 679 Personen mit einem unbefristeten Arbeitsvertrag, von denen über 80 % im Kanton wohnhaft waren, und 528 Personen mit einem befristeten Arbeitsvertrag, davon 70 % mit Wohnsitz im Kanton Freiburg. Die Grösse der Strukturen ist jedoch sehr unterschiedlich: 20 % von ihnen – hauptsächlich Institutionen und ein einziges Ensemble – vereinen allein 80 % der erfassten Arbeitsplätze. Die Institutionen und Ensembles, die am Fragebogen teilgenommen haben, geben insgesamt 389 Vollzeitäquivalente an, mit einer kumulierten Lohnsumme von 43,2 Millionen Franken, wovon 32,6 Millionen Franken an Personen, die im Kanton Fribourg wohnhaft sind, bezahlt werden ‒ was einer geschätzten Steuerrendite von 4,3 Millionen Franken für die öffentlichen Körperschaften entspricht. Die Studie bewertet die indirekten und induzierten wirtschaftlichen Auswirkungen, die mit den Löhnen zusammenhängen, aber auch mit den 29,4 Millionen direkten Ausgaben, die von Ensembles und Institutionen im Kanton getätigt werden, und mit den Ausgaben des Publikums der Institutionen. Insgesamt würden sich die wirtschaftlichen Auswirkungen allein der Strukturen, die an der Umfrage teilgenommen haben, auf 88 Millionen Franken belaufen, was einer Lohnsumme von fast 70 Millionen, rund 739 Vollzeitstellen und einer Wertschöpfung von mehr als 100 Millionen Franken für den Kanton Freiburg entsprechen würde. Die Analyse der Erträge zeigt eine starke Konzentration der Ressourcen: 12 % der Befragten vereinen 80 % der 61,9 Millionen gemeldeten Erträge. Die öffentlichen Subventionen und die Unterstützung der Loterie Romande machen 53 % dieser Summe aus, aber dieser Anteil variiert stark zwischen den öffentlichen Institutionen – wo er 80 % erreicht – und den Vereinsensembles, bei denen die eigenen Einnahmen die Hauptfinanzierungsquelle darstellen. Die Analyse der Erträge in Verbindung mit der Analyse der wirtschaftlichen Auswirkungen erlaubt schliesslich die Schätzung, dass jeder investierte Subventionsfranken rund 2.30 Franken an Ausgaben und 2.70 Franken an Wertschöpfung in der kantonalen Wirtschaft generiert. Finanziell gesehen möchten 43 % der Institutionen ihr Budget erhöhen, und zwar aus verschiedenen Gründen: Verbesserung des Angebots, Stärkung der Kulturvermittlung, Aufwertung der Arbeitsbedingungen, Erhöhung der künstlerischen Vergütung oder Reaktion auf die gestiegenen Kosten. Auch wenn diese Anliegen die laufende Professionalisierung des Sektors und die konkreten Formen, die sie annimmt, gut veranschaulichen, spielt die Freiwilligenarbeit dennoch weiterhin eine zentrale Rolle im Kultursystem, insbesondere im Bereich des Kulturerbes. Insgesamt gaben die Befragten 5643 gelegentliche Freiwillige und 1846 regelmässige Freiwillige an, von denen fast 95 % im Kanton wohnhaft sind. In den letzten beiden Kapiteln der Studie werden die hauptsächlichen Schwierigkeiten aufgezeigt, mit denen die Institutionen, Ensembles und Kulturschaffenden des Kantons konfrontiert sind. Der Mangel an finanziellen Ressourcen ist für 75 % der Befragten das grösste Problem. Es werden aber auch andere Schwierigkeiten genannt, wie die Erneuerung der Teams – besonders problematisch bei den traditionellen Ensembles – und verschiedene Bedenken in Bezug auf das Publikum: Rückläufige Besucherzahlen, Konkurrenz zwischen den kulturellen Angeboten oder veränderte Verhaltensweisen. Das letzte Kapitel geht auf mehrere dieser Herausforderungen ein und behandelt auch die Frage der Anerkennung des Kulturerbes, der Unterstützung von Amateur- und Berufspraktiken und die Entwicklung der Kulturpolitik.
Diese Studie befasst sich mit dem kulturellen Angebot im Kanton Freiburg, d. h. mit den Institutionen (Museen, Theater, Bibliotheken usw.), den Festivals, den künstlerischen Ensembles (Musikbands, Theatergruppen usw.) und mit den Kulturschaffenden (Musikerinnen und Musiker, Schauspielerinnen und Schauspieler, Malerinnen und Maler usw.). Die zahlreichen gesammelten Daten ermöglichen es, die wichtigsten Merkmale des Freiburger Kultursystems zu beschreiben und insbesondere die prägenden kulturellen Entwicklungen zu analysieren, die im Kantonsgebiet auf einzigartige Weise zum Ausdruck gebracht werden. Nach einer Einführung in die theoretischen Grundlagen der Analyse und einer Vorstellung der Methodik wird im ersten Kapitel auf das Profil der an der Studie teilnehmenden Personen eingegangen. Diese basiert auf einem Fragebogen, der von 235 Personen ausgefüllt wurde: 100 Personen antworteten im Namen eines Ensembles, 81 als Vertreterinnen und Vertreter einer Institution, einer Kulturstätte oder eines Festivals und 40 in ihrem eigenen Namen als Kulturschaffende. Die Analyse der Gründungsjahre der Ensembles und Institutionen zeigt, dass die Entstehung des Freiburger Kultursystems in drei Etappen erfolgt ist: Eine erste Etappe, in der einige Institutionen, die bereits im 19. Jahrhundert gegründet wurden, mit einer Vielzahl von Musikensembles nebeneinander bestehen, die mit dem lokalen Kulturleben verbunden sind. Eine zweite Etappe in den 1980er Jahren, die mit der Gründung zahlreicher Institutionen einherging, insbesondere im Zusammenhang mit der Entwicklung der öffentlichen Kulturförderung oder auf der Grundlage von Bürgerinitiativen, die kulturelle Räume verlangten. Schliesslich folgte eine dritte Etappe, die seit den 2000er Jahren durch eine zunehmende Professionalisierung und Festivalisierung der Kultur gekennzeichnet ist. In einem zweiten Kapitel werden mehrere strukturelle und territoriale Merkmale des Freiburger Kulturangebots analysiert. Zunächst einmal bezeugen viele der Befragten die Dynamik des kantonalen Kultursystems. Dieser Trend scheint sich fortzusetzen: 60 % der Befragten planen, ihr derzeitiges Aktivitätsniveau in den nächsten fünf Jahren beizubehalten, und 37 % wollen es sogar erhöhen. Diese Dynamik zeigt sich auch in den Besucherzahlen: Im Jahr 2023 haben die 81 Institutionen, die an der Umfrage teilgenommen haben, fast 1,3 Millionen Personen (Zuschauerinnen und Zuschauer, Besucherinnen und Besucher) empfangen. Diese Frequentierung ist nach wie vor von einer starken Ungleichheit geprägt: 20 Prozent der Institutionen ziehen allein 80 Prozent des Publikums an. Aus der Studie geht hervor, dass das Freiburger Kultursystem sich durch den hohen Stellenwert des Kulturerbes – also der Kunstwerke und Denkmäler, aber auch der Bräuche, Praktiken und lebendigen Traditionen – auszeichnet. Dieser Bezug ist jedoch sehr unterschiedlich ausgeprägt: Er zeigt sich auf der Seite der Ensembles deutlich stärker als auf der Seite der Institutionen, aber auch in Strukturen, die vor den 1960er Jahren gegründet wurden und in ländlichen Regionen angesiedelt sind. Das Freiburger Kultursystem ist somit teilweise um zwei Pole angeordnet: Um einen traditionellen Pol, der vor allem von Chören und Blaskapellen verkörpert wird, und um einen zweiten, neueren Pol, der mit verschiedenen Kunstsparten wie Theater, bildende Kunst, zeitgenössische Musik oder klassische Musik, aber auch Museen und Bibliotheken in Verbindung gebracht wird. Das Freiburger Kulturangebot ist stark auf die städtischen Gebiete konzentriert: 53 Prozent der Einrichtungen befinden sich in städtischen Gemeinden, in denen jedoch nur 33 Prozent der Kantonsbevölkerung leben. Diese Konzentration wird durch die Daten der Statistik der Unternehmensstruktur bestätigt, wonach 64 Prozent der Vollzeitäquivalente in Kulturunternehmen in städtischen Gebieten angesiedelt sind – im Vergleich zu 51 Prozent in allen anderen Wirtschaftszweigen. Diese ungleiche geografische Verteilung des Kulturangebots verläuft entlang weiterer, insbesondere sprachlicher Trennlinien. Die Personen, die den Fragebogen auf Deutsch ausgefüllt haben, nannten das Thema der Zweisprachigkeit oder der Sprachgrenze zehnmal häufiger als diejenigen, die auf Französisch antworteten. Diese ausgeprägte Asymmetrie erinnert daran, dass sich die Mehrheit nicht immer ihrer dominanten Position bewusst ist, während die Minderheiten, die regelmässig auf ihren Minderheitsstatus verwiesen werden, eher geneigt sind, ihre sprachliche oder kulturelle Identität zu behaupten und zu verteidigen. Im dritten Kapitel geht es dann um die Motivationen derjenigen, die das kulturelle Angebot am Leben erhalten. Diese noch wenig erforschte Betrachtungsweise zeigt, dass diese Personen vor allem Freude an der Tätigkeit selbst und auch künstlerische oder soziale Ambitionen haben. Gesellschaftliche, historische oder denkmalpflegerische Motive erscheinen weniger zentral, während – wie es der wissenschaftlichen Literatur entspricht – wirtschaftliche Erwägungen an letzter Stelle stehen. Auch wenn die Teilnehmerinnen und Teilnehmer selten durch wirtschaftliche Aspekte motiviert sind, zeigt das vierte Kapitel, dass ihre Aktivitäten dennoch erhebliche wirtschaftliche Auswirkungen haben. So meldeten die Ensembles und Institutionen 679 Personen mit einem unbefristeten Arbeitsvertrag, von denen über 80 % im Kanton wohnhaft waren, und 528 Personen mit einem befristeten Arbeitsvertrag, davon 70 % mit Wohnsitz im Kanton Freiburg. Die Grösse der Strukturen ist jedoch sehr unterschiedlich: 20 % von ihnen – hauptsächlich Institutionen und ein einziges Ensemble – vereinen allein 80 % der erfassten Arbeitsplätze. Die Institutionen und Ensembles, die am Fragebogen teilgenommen haben, geben insgesamt 389 Vollzeitäquivalente an, mit einer kumulierten Lohnsumme von 43,2 Millionen Franken, wovon 32,6 Millionen Franken an Personen, die im Kanton Fribourg wohnhaft sind, bezahlt werden ‒ was einer geschätzten Steuerrendite von 4,3 Millionen Franken für die öffentlichen Körperschaften entspricht. Die Studie bewertet die indirekten und induzierten wirtschaftlichen Auswirkungen, die mit den Löhnen zusammenhängen, aber auch mit den 29,4 Millionen direkten Ausgaben, die von Ensembles und Institutionen im Kanton getätigt werden, und mit den Ausgaben des Publikums der Institutionen. Insgesamt würden sich die wirtschaftlichen Auswirkungen allein der Strukturen, die an der Umfrage teilgenommen haben, auf 88 Millionen Franken belaufen, was einer Lohnsumme von fast 70 Millionen, rund 739 Vollzeitstellen und einer Wertschöpfung von mehr als 100 Millionen Franken für den Kanton Freiburg entsprechen würde. Die Analyse der Erträge zeigt eine starke Konzentration der Ressourcen: 12 % der Befragten vereinen 80 % der 61,9 Millionen gemeldeten Erträge. Die öffentlichen Subventionen und die Unterstützung der Loterie Romande machen 53 % dieser Summe aus, aber dieser Anteil variiert stark zwischen den öffentlichen Institutionen – wo er 80 % erreicht – und den Vereinsensembles, bei denen die eigenen Einnahmen die Hauptfinanzierungsquelle darstellen. Die Analyse der Erträge in Verbindung mit der Analyse der wirtschaftlichen Auswirkungen erlaubt schliesslich die Schätzung, dass jeder investierte Subventionsfranken rund 2.30 Franken an Ausgaben und 2.70 Franken an Wertschöpfung in der kantonalen Wirtschaft generiert. Finanziell gesehen möchten 43 % der Institutionen ihr Budget erhöhen, und zwar aus verschiedenen Gründen: Verbesserung des Angebots, Stärkung der Kulturvermittlung, Aufwertung der Arbeitsbedingungen, Erhöhung der künstlerischen Vergütung oder Reaktion auf die gestiegenen Kosten. Auch wenn diese Anliegen die laufende Professionalisierung des Sektors und die konkreten Formen, die sie annimmt, gut veranschaulichen, spielt die Freiwilligenarbeit dennoch weiterhin eine zentrale Rolle im Kultursystem, insbesondere im Bereich des Kulturerbes. Insgesamt gaben die Befragten 5643 gelegentliche Freiwillige und 1846 regelmässige Freiwillige an, von denen fast 95 % im Kanton wohnhaft sind. In den letzten beiden Kapiteln der Studie werden die hauptsächlichen Schwierigkeiten aufgezeigt, mit denen die Institutionen, Ensembles und Kulturschaffenden des Kantons konfrontiert sind. Der Mangel an finanziellen Ressourcen ist für 75 % der Befragten das grösste Problem. Es werden aber auch andere Schwierigkeiten genannt, wie die Erneuerung der Teams – besonders problematisch bei den traditionellen Ensembles – und verschiedene Bedenken in Bezug auf das Publikum: Rückläufige Besucherzahlen, Konkurrenz zwischen den kulturellen Angeboten oder veränderte Verhaltensweisen. Das letzte Kapitel geht auf mehrere dieser Herausforderungen ein und behandelt auch die Frage der Anerkennung des Kulturerbes, der Unterstützung von Amateur- und Berufspraktiken und die Entwicklung der Kulturpolitik.