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Résumé

Le corps-à-corps qu’exige la relation de soins est peu théorisé du point de vue de l’expérience du dégoût des soignants et de leurs stratégies pour y faire face. Parfois évoqué dans les coulisses de l’entre-soi, sur le devant de la scène, le dégoût reste un interdit, sorte de “coup de canif” à la morale professionnelle. Forgée dans l’importance de la relation et du respect de l’autre, la relation de soins fait peu de place à cet éprouvé. La situation de soins palliatifs d’une patiente de 70 ans atteinte d’un cancer très invasif pour lequel les odeurs étaient particulièrement nauséabondes lève le voile sur une réalité fréquente de la relation de soins : le dégoût des corps soignés. Au-delà de l’exceptionnalité de cette situation, il convient de comprendre en quoi elle éclaire le lieu anthropologique que représente une situation de soins.

The body-to-body contact required in the care relationship is little theorized from the point of view of caregivers’ experience of disgust and their strategies for coping with it. Sometimes evoked in the wings of the inner circle, on the front of the stage, disgust remains forbidden, a kind of slash in the face of professional morality. Forged in the importance of relationships and respect for others, the care relationship makes little room for this experience. The palliative care situation of a 70-year-old patient suffering from a highly invasive cancer for which the odors were particularly nauseating lifts the veil on a frequent reality of the care relationship: disgust with the bodies being cared for. Beyond the exceptionality of this situation, we need to understand how it sheds light on the anthropological place that a care situation represents.

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